À ciel couvert - Julie Corrales

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À ciel couvert

À ciel couvert - Julie Corrales

Quand j’étais chez mon ami à Montréal, on a passé un après-midi à flâner un peu partout, à errer sans but et sans destination précise, car nous voulions passer du temps ensemble sans avoir des plans concrets. On s’est mis à marcher dans une direction choisie complètement au hasard, et on ne voulait pas vraiment réfléchir à l’endroit où on se dirigeait.

À un moment donné, le ciel s’est éclairci. Bon, il faut dire que la qualité de l air à Montréal est souvent douteuse, alors il faut se rappeler ici, que quoique le soleil se pointait, il faisait toutefois un peu sombre et le ciel n’était pas réellement clair. Mais, me réjouissant de cette sortie inattendue cette journée-là, j’ai déclaré que ça me faisait plaisir de pouvoir profiter du beau temps. Mon ami s’est tourné vers moi, et m’a demandé si je voulais voir le soleil. J’ai affiché mon plus beau sourire pour lui dire que oui, je voudrais bien pouvoir l’observer.

Il s’est soudainement mis à marcher plus vite. On s’est dirigés vers le premier édifice qui semblait compter plus de 20 étages et, m’offrant un sourire radieux lui aussi, il m’a demandé si je voulais qu’on tente de monter sur le toit pour voir le soleil. J’ai tout de suite accepté, et on s’est faufilés dans cet hôtel de luxe qui n’a pas remarqué du tout que nous n’étions pas le genre de personne qui fréquenterait un tel établissement. On a trouvé les ascenseurs rapidement et il a pesé sur le bouton de l’étage le plus haut. En sortant, par contre, on a fait le tour de l’étage à la recherche d’une porte de sortie pour monter sur le toit. On a enfin trouvé ladite porte, mais en arrivant dehors, on s’est retrouvés face à un mur fermé et une autre porte qui elle, était barrée. Nous ne pouvions aller plus loin. Mais, avec son petit caractère de jeune ado rebelle, mon ami, malgré son âge quand même assez avancé, a suggéré de grimper par la petite fenêtre pour se rendre sur le toit. J’ai dû refuser, n’ayant pas réellement la force physique pour faire ce genre d’acrobatie.

On a tenté notre chance dans deux autres tours, mais en vain. Aucun des édifices ne nous permettait de visiter l’espace convoité. J’ai tout de suite blâmé mon ami d’être la cause de ces mesures de sécurité en riant, car les rebelles finissent toujours par se faire découvrir.