La réfection de mon nouveau coccon - Julie Corrales

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La réfection de mon nouveau coccon

La réfection de mon nouveau coccon - Julie Corrales

J’avais besoin d’un plombier efficace, pour remettre la maison que je venais d’acheter en eau. Elle avait été inhabitée pendant très longtemps, probablement une quinzaine d’années. La structure était solide, mais le bardage de bois qui recouvrait la maison, avait besoin d’être repeint. Je m’attelais à la tâche. Le plombier que j’avais contacté vint l’après-midi même. Je fus étonnée de sa réactivité. Là d’où je viens, je n’avais jamais eu un rendez-vous avec cette profession aussi rapide. Il regarda en détail le fonctionnement de l’installation, il me posa des questions pour connaître l’usage de chaque pièce. La maison, telle qu’elle était, ne pouvait être habitée. Mais la réfection que j’entreprenais, était assez conséquente, et je comptais m’installer dans ma demeure avant l’été. J’avais encore un appartement en ville, que je louais, mais je passais toutes mes soirées et mes weekends à m’occuper de ma nouvelle habitation.

C’était profitable à mon corps, car j’avais, depuis longtemps, envie de maigrir. Cette activité me permit de réaliser ce rêve. Je retrouvais, enfin, la même silhouette que lorsque j’étais sortie de l’adolescence. Mes repas étaient aussi plus frugaux ; je dînais de légumes frais, crus ou cuits, de peu de viande et de produits laitiers allégés. Mes amies avaient été étonnées de me voir perdre autant de poids. Certaines vinrent m’aider régulièrement à refaire la bâtisse que je venais d’acquérir. Elles me disaient qu’elles préféraient venir que d’aller à leurs cours de gymnastique. Juste avant l’été, je finis la réfection de ma maison.

J’avais repeint, avec l’aide de mes amies, le bardage de bois qui couvrait la maison. Le plombier et l’électricien étaient venus tous les deux et j’avais des installations toutes neuves. La toiture étant en bon état, je n’avais pas eu à faire de travaux dessus, c’était toujours un peu de temps de gagné. Dans chaque pièce de la maison, j’avais décoré, rafraîchi la peinture, mis des meubles que j’avais chinés dans des ventes de garage. J’avais aussi une prédilection pour les luminaires anciens, comme un lustre aux pendeloques de verre que j’aimais particulièrement. Une vieille armoire, semblant avoir appartenu à mon arrière-grand-mère, trônait dans ma chambre. Le salon était clair, lumineux, les fenêtres donnant sur le sud. Lorsque le soleil brillait, cette pièce se réchauffait et j’aimais par-dessus tout en profiter en me mettant sur mon canapé, me réchauffant à la chaleur de l’astre du jour tel un lézard. J’étais vraiment bien installée dans mon cocon.